mercredi, 21 novembre 2007

A réflechir...

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Citation de Charles de Gaulle retrouvée dans La France et son armée écrit en 1938:

"Le désir du privilège et le goût de l'égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toutes époques."

Une citation qui garde toute sa vérité aujourd'hui en temps de conflits sociaux chaotiques condamnés par une large majorité de français. Une phrase qui résume tout le malaise de la France lorsqu'on touche à des reliques dont tout le monde sait qu'elles sont injustes et trop coûteuses.

jeudi, 24 mai 2007

L'information qui devient désinformation

Aujourd'hui malheureusement, les médias et ceux qui en sont les acteurs ressemblent trop à ce que Charles de Gaulle décrivait déjà en son temps comme " le voltage d'idées et de formules que pratiquent les jongleurs de doutes et de contres, les illusionnistes pour collocs et journaux, les acrobates de la démagogie ".

 

5c8503cab9a0f8a5da122f06d38e2e6c.jpgDe Gaulle avait déjà commencé à critiquer cette manière de faire de la désinformation, sans respect pour la vérité et quelquefois sans respect tout court, comme le titre du Canard Enchainé « Bal tragique a Colombey, un mort » le jour de sa mort, titre qui a paradoxalement apporté la plus accablante des preuves à la citation précédente. Les médias sont à la fois indispensables et dangereux pour une démocratie. Ils sont indiscutablement indispensables car ils sont l’incarnation de la liberté d’expression et d’opinion et forment donc les bases de la démocratie.

 

Le role initial des médias est d’informer les citoyens, informer. Là est justement le problème dans la réalité. Le but de Libération, pour citer le plus biaisé des journaux, n’est certainement pas d’informer impartialement mais plutôt d’influencer le lecteur dans la direction d’opinion des auteurs de ses articles. Mais ne nous voilons pas la face, malheureusement Libération est loin d’être le seul à faire cela, tous les médias le font à un niveau différent. Voilà leur problème aujourd’hui: il n’informent plus ils influencent. En tant d'intermédiaires entre la réalité et le lecteur, ils peuvent écrire cette réalité à leur guise, comme il la veulent, supprimer ce qui ne leur plaît pas, ce qui ne correspond pas à leurs opinions.

 

Les médias déforment la réalité. Et les lecteurs, souvent sans le savoir, sont totalement influencés, ce n’est plus la réalité qu’ils lisent mais l’opinion de l’auteur. Comment dès lors se former une opinion sur un sujet précis lorsque tout ce que l'on reçoit ce sont des morceaux d'information censurés par la subjectivité de leur auteurs?

 

Là est donc résumée toute la tragédie de la liberté d'opinion. Son existence est indetachable de la démocratie, mais elle a un prix très élevé: la dispersion et disparition de la vérité dans les débats publics.

 

 

MSB