jeudi, 24 mai 2007

L'information qui devient désinformation

Aujourd'hui malheureusement, les médias et ceux qui en sont les acteurs ressemblent trop à ce que Charles de Gaulle décrivait déjà en son temps comme " le voltage d'idées et de formules que pratiquent les jongleurs de doutes et de contres, les illusionnistes pour collocs et journaux, les acrobates de la démagogie ".

 

5c8503cab9a0f8a5da122f06d38e2e6c.jpgDe Gaulle avait déjà commencé à critiquer cette manière de faire de la désinformation, sans respect pour la vérité et quelquefois sans respect tout court, comme le titre du Canard Enchainé « Bal tragique a Colombey, un mort » le jour de sa mort, titre qui a paradoxalement apporté la plus accablante des preuves à la citation précédente. Les médias sont à la fois indispensables et dangereux pour une démocratie. Ils sont indiscutablement indispensables car ils sont l’incarnation de la liberté d’expression et d’opinion et forment donc les bases de la démocratie.

 

Le role initial des médias est d’informer les citoyens, informer. Là est justement le problème dans la réalité. Le but de Libération, pour citer le plus biaisé des journaux, n’est certainement pas d’informer impartialement mais plutôt d’influencer le lecteur dans la direction d’opinion des auteurs de ses articles. Mais ne nous voilons pas la face, malheureusement Libération est loin d’être le seul à faire cela, tous les médias le font à un niveau différent. Voilà leur problème aujourd’hui: il n’informent plus ils influencent. En tant d'intermédiaires entre la réalité et le lecteur, ils peuvent écrire cette réalité à leur guise, comme il la veulent, supprimer ce qui ne leur plaît pas, ce qui ne correspond pas à leurs opinions.

 

Les médias déforment la réalité. Et les lecteurs, souvent sans le savoir, sont totalement influencés, ce n’est plus la réalité qu’ils lisent mais l’opinion de l’auteur. Comment dès lors se former une opinion sur un sujet précis lorsque tout ce que l'on reçoit ce sont des morceaux d'information censurés par la subjectivité de leur auteurs?

 

Là est donc résumée toute la tragédie de la liberté d'opinion. Son existence est indetachable de la démocratie, mais elle a un prix très élevé: la dispersion et disparition de la vérité dans les débats publics.

 

 

MSB

 

Commentaires

Ca me fait sourire.
Libération, au fait, qu’est-ce aujourd’hui ? Avant tout, c’est à quelqu’un. Et pour le coup, il ne s’agit pas de n’importe qui, cet Edouard de Rothschild, celui que Nicolas Sarkosy appelle ce 1er mars pour lui faire part de son mécontentement après la Une de Libération : "Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon".
Et Libé c’est surtout ce papier pour tous et qui pourtant n’a soutenu personne. Il aurait fallu le lire pour voir comment là-bas on y fustige tout le monde, sans exceptions, si ce n’est celles du phrasé et du style. Passons.
Biaisé alors Libé ? Peut-être un peu. Pas plus qu’un autre en tout cas. Car au fond, d’où vient cette diatribe ? Ne s’agit-il pas ici d’un blog partisan ? Ne vois-je pas en bas à gauche de mon écran affleurer le théorème de possibilité de Mr Sarkosy ? Sarkosy dont les amis, Bolloré ou Lagardère pour ne citer qu’eux, n’hésitent pourtant point à user de censure…

Ecrit par : Romain | mardi, 05 juin 2007

"Libé c’est surtout ce papier pour tous et qui pourtant n’a soutenu personne"
Pas du tout d'accord avec toi! rappelle toi du titre de Libe a la veille du premier tour des presidentielles......"A gauche!"
Si ca c'est pas une consigne de vote!!!! Le Figaro, bien que plus oriente a droite, n'a jamais fait une telle une!!
Par ailleurs, Libe perd des lecteurs, je ne pense pas que c'est un signe d'ouverture d'esprit, bien au contraire...
Toujours pas convaincu?

Ecrit par : pete | mardi, 05 juin 2007

Ouverture d'esprit et succés... Palme de la diversité à Tf1 alors... Mieux, à Signal, support papier de Joseph Goebbels.
Le Figaro a officiellement jeté son dévolu sur Nicolas Sarkozy, et l'a revendiqué. Ce qui regarde Le Figaro. Libé tend à gauche, soit. Nombre d'articles appelaient à voter Bayrou, malgré tout.

Ecrit par : Romain | mardi, 05 juin 2007

Mais pourquoi tu me parles de TF1?
Peut etre que Le Figaro était pour Sarko mais ilss n'essayaient surement pas d'influencer leurs lecteurs comme le faisait Liberation, il n'ont jamais titré "a droite!" par exemple.
Je crois que tu devrais relire l'article, il parle de tous les medias en general pas seulement de Liberation.
A t'entendre on a l'impression que Liberation est le seul journal libre. Je dis non. Tous les journaux ont un parti pris, et Liberation va plus loin que les autres dans ce domaine. Je ne dis pas ca parce que c'est un journal de gauche mais parce pour l'avoir lu tous les jours pendant la campagne j'ai été parfois choqué du ton ouvertement anti-sarko et même parfois violent contre. Chose que je n'ai jamais vu dans Le Figaro même si les articles etaient plus a droite.

Ecrit par : pete | mardi, 05 juin 2007

Mais, serais-tu l'auteur?

Ecrit par : Romain | mercredi, 06 juin 2007

non

Ecrit par : pete | mercredi, 06 juin 2007

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